Nouvelles du Niger
Dans la journée de lundi, alors que des Nigériens cultivaient leur champ dans l’ouest du pays, des
hommes à moto, des djihadistes présumés sont arrivés et leur ont tiré dessus. Cette sanglante attaque a coûté
la vie à 37 personnes, dont quatre femmes et treize mineurs. Quatre femmes ont également été blessées, selon un élu local.
Le village de Darey Daye, où a eu lieu ce massacre, avait déjà été visé en mars et 66 personnes avaient été abattues. Il
est situé dans la région de Tillabéri, dans la zone dite des trois frontières entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali,
théâtre de violences djihadistes régulières.
Depuis le début de l’année, des djihadistes présumés multiplient les assauts sanglants contre des civils dans le département de
Bani-bangou, une zone enclavée dans le nord est de la région de Tillabéri.
L’O.N.G. Human Rights Watch (HRW) avait estimé la semaine dernière à plus de 420 le nombre de civils tués depuis le début de
l’année dans l’ouest du Niger, dans des attaques menées par des groupes djihadistes, qui ont également contraint
des dizaines de milliers de personnes à fuir de chez elle.
Parmi les victimes, on compte des chefs de village, des imams, des handicapés et de nombreux enfants dont certains ont été exécutés
après avoir été arrachés des bras de leurs parents, relevait l’O.N.G.
Selon des bilans officiels, 307 civils ont été massacrés entre janvier et mars dans l’ouest du Niger : 100 en janvier à Tchoma Bangoi
et Zaroumadereye, 66 dans les attaques du 15 mars, et 141 le 21 mars dans des localité, hameaux et campements de la région de Tahoua,
également proche du Mali. Dans le sud est, le Niger doit également faire face aux atrocités des djihadistes Nigérians de Boko Haram
et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap).